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Les Grands Prix du Comminges
de 1922 à 1954

De l’épreuve de régularité du circuit des stations thermales
crée en 1922, à l’ultime course de vitesse de 1954, quelques
unes des plus belles pages du sport automobile et motocycle
ont été écrites par les meilleurs pilotes. Un passé glorieux
dont témoignent encore les tribunes monumentales qui
bordent la célèbre côte de la Garenne face à la chaîne des
Pyrénées, là où triomphèrent des marques de légende au
courr des 18 grands prix Auto et des 16 grands Prix Moto.
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La course à tout prix
A l’origine de cette fantastique épopée, la clairvoyance d’Eugéne Azemar, professeur de philosophie du collège
de St Gaudens, qui fonda en 1922 le syndicat d’initiative, lequel donna naissance la même année au premier «Rallye des stations thermales». une épreuve de régularité à laquelle participèrent une quarantaine de voiturettes et motos sur une boucle de 200 km au départ de St-Gaudens, via Boulogne, Larroque, Salies, Aspet et Luchon.
Devant le succès remporté par cette première édition,
les communes traversées n’hésiteront pas, un an plus tard, à verser une participation fi nancière au comité d’organisation afi n d’être les hôtes des 23 motos et 17 cycles-cars engagés.
Vainqueur des deux premières éditions, la Maison
Peugeot inscrit une troisième victoire en 1924, sur un parcours porté en 275 kilomètresqui conduit les équipages vers Peyresourde, Bagnères de Bigorre et Lannemezan

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La Grande Semaine du Comminges
Dans la longue histoire du circuit du Comminges,
1925 restera sans nul doute comme l’une des années charnières avec l’organisation de «la Grande
Semaine du Comminges». Au programme, une épreuve
de 500 mètres lancés, deux gymkhanas, le circuit des stations thermales, les courses de côte de Montréjeau
et Peyressourde, le concours d’élégance à Luchon
avant les premiers Grands Prix de vitesse du Comminges auto et moto. L’année suivante le pilote niçois,
Louis Chiron, triomphera à cette «Grande Semaine
du Comminges», au volant de sa Bugatti.
L’édition 1928 restera dans toutes les mémoires grâce
à la juste reconnaissance apportée à cette épreuve par l’Automobile Club de France qui choisit le circuit du Comminges pour l’organisation du Grand Prix de France des voitures de sport. Un événement sans précèdent
pour lequel trois tribunes sont dressées aux abords
du circuit alors que deux ponts sont construits
au sommet des côtes de la Garenne et de Valentine.

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Des plus grandes marques,
aux plus grand champions…

Jugé trop long depuis quelques années par de nombreux pilotes, le circuit est ramené en 1933 à 11,005 kilomètres, soit moins de 16 kilomètres que lors des précédentes éditions. En tête d’un bout à l’autre de la course,
Fagioli (Alfa Roméo) signe une forte belle victoire
dans le Grand Prix Auto devant Wimille et Walthauzen
à 143,5 km/h. A noter que la firme Alfa Roméo remporte les six premières places de l’épreuve. De son côté, Cavallieri sort vainqueur du Grand Prix Motos sur
son Aquila 500 cm3 et remporte le record de la meilleure moyenne jamais atteinte sur ce circuit, soit 123 km/h.
Après plusieurs victoires d’Alfa Roméo, Bugatti retrouve le chemin du succès, en 1935, grace à Wimille qui s’impose dans les deux manches du Grand Prix, devant Heldé
et Raph, avec une moyenne de 152 km/h. Le Grand Prix de l’Union Motocycliste de France (UFM) est remporté
par le suédois Sunqvist sur une Husqvarna 500 cm3.

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L’élite du sport automobile
En 1939, après deux années d’interruption, en ouverture
du Grand Prix, organisée par la Régie Nationale des Usines Renault, avec des Juva 4, une épreuve exclusivement féminine est remportée par Mademoiselle Helle-Nice,
une habituée des Grands Prix du Comminges.
Chez les messieurs, René Le Begue offre à Talbot
sa toute première victoire aprés une course mémorable devant Jean-Pierre Wimille sur Bugatti. Avec une
moyenne de 163,500 km/h, il bat le record du tour,
détenu depuis 1935 par Louis Chiron.
Ce n’est qu’en Août 1947, que le circuit du Comminges accueille à nouveau l’élite du sport automobile lors du XV° Grand Prix, sous l’impulsion de Monsieur Bertrand de Pibrac, maire de St Gaudens et successeur d’Eugène
Azemar (décédé en 1940), à la tête du syndicat d’initiative.
En 1948, Villoresi remportait l’épreuve au volant de sa Maserati à double compresseur. Cette même année, l’organisation d’une course réservée aux side-cars
fut sans conteste la grande curiosité pour quelques
80 000 spectateurs du Grand Prix.
En 1949, et pour la seconde fois, l’Automobile Club de France choisit le circuit du Comminges pour l’organisation de son Grand Prix de voitures de sport, remporté par Charles Pozzi sur Delahaye 4,5 litres, à une moyenne
de 141,844 km/h. Le Grand Prix de France Moto fut marqué par la triple victoire anglaise de Whitworth
(Triumph 350), Anderson (Guzzi 250) et Graham
(A.J.S. 500) à la moyenne de 147,914 km/h.
Cette année, fut inauguré au plateau de la Caoue à Saint-Gaudens, le Boulevard Jean-Pierre Wimille (décédé le 28 janvier 49 au essais au Grand Prix d’Argentine)

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Le Renouveau du Circuit

Après deux années de sommeil, le circuit du Comminges, réduit en 1952 à 4,407 km, donna l’occasion au comité d’organisation de repartir sur de nouvelles
bases avec une courses beaucoup plus attractive.
Le public assista à la magnifi que victoire d’Ascari
sur la Ferrari F2 de l’un de ses compagnons d’écurie
devant le Ferrari de Farina et la Gordini de Jean Behra.
Le plateau de concurrents internationaux devenant
hors de prix, l’édition de 1952 fut la dernière à accueillir des pilotes professionnels et il fallu attendre 1954 pour assister à une nouvelle formule, ouverte aux amateurs.
En 1956, le Circuit du Comminges fût l’hôte des épreuves de vitesse de l’étape Nice – Le Mans du cinquième
Tour de France Auto et une belle occasion de retrouver Maurice Trintignant, Jean Berha et Harry Shell.
Le palmarès du Grand Prix du Comminges de 1925 à 1954 … >

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30 ans plus tard, en juin 1985,
l’Ecurie Automobile du Comminges
faisait revivre, à travers une rétrospective,
les plus belles heures du circuit.

Le Grand Prix Historiques … >

SYNOPSIS 1922 1954
RallyedesThermes1922.jpg 1922
Le départ du
1er Rallye des stations Thermales sur la pronenade
Boulevard Beptmale à Saint-Gaudens
Rallyedesthermes1923.jpg 1923
Le premier grand prix
RavitaillementBugatti1927.jpg 1927
Ravitaillement
Edward BRET
sur Bugatti 35
2 litres
compresseur
PasserelleMontjoie1928.jpg 1928
Grand prix de l‘ACF, passerelle provisoire en bois à la Montjoie (descente Valentine)
Grandprixmoto1929.jpg 1929
Grand Prix moto
Legrandprix.jpg 1931
La pole position avant la victoire signée par„PhiPhi“ Etancelin sur Alfa-Roméo
Tribunes1933.jpg 1933
Construction des tribunes de la Garenne et nouveau circuit de 11,005km
LeBegue1939.jpg 1939
Aprés 440 km de course René Le Begue remporte l‘épreuve avec 5 m d‘avance
Presentation1947.jpg 1947
Présentation des concurrents face aux tribunes 1er Grand Prix d‘aprés guerre
Villoresi1948.jpg 1948
Le virage de la Garenne„Gigi“ Villoresi sur Maserati
vainqueur du Grand Prix
Sidecars1948.jpg 1948
Premiére apparition des sides-cars
Ici Haldeman  et son„singe“ (équipier) à 112 km/h de moyenne
ACF1949.jpg 1949
Le grand Prix de France Auto et moto
“la revange des 24 heures du Mans“
lu sur les journaux
Pozzi1949.jpg 1949
Remise de la gerbe au vainqueur Charles Pozzi par C Faroux (directeur de course et CSI)
Ferrari1952.jpg 1952
Au second plan Ascari sur Ferrari
F2

Gauch1954.jpg 1954
Le dernier Grand prix
en moto Roland Gauch recordman du tour sur Norton Manx 500